Merlo

19 décembre 2010

Après 10 h de voyage confortable dans un bus, me voici dans un décor tout à fait différent. Merlo, jolie petite bourgade de la province de San Luis, au pied des colines, en plein milieu de la campagne. Je suis venue voir une partie des amis proches de la famille, branchés veggan food, bioconstruction, écologie. Bon. Même si je trouve la cause louable, la campagne trop campagne, c’est pas ma came. Les insectes gros comme le poing, je ne m’y fais guère.

Mais je dois dire que l’endroit est d’une incroyable beauté. Tout a été construit au fur et à mesure des envies de sa créatrice, on se croirait dans un décor emprunté à Georges Lucas, ou à Peter Jackson. A tout moment j’ai envie de voir apparaitre Willow et sa bande, sirotant des bières avec Frodon, en bavassant sur la meilleure manière de tuer un troll.

J’aime être ici.

Il y a si longtemps que j’avais besoin d’un vrai break, de changer de vie.

Ici, on dédramatise sur la procrastination. C’est d’ailleurs un peu pénible, parce qu’au final on ne fait pas grand chose, on parle beaucoup. Alors, faut le prendre avec philosophie. Moi qui angoisse au moindre imprévu, je pense que dans un sens ça me fait du bien. Il faut juste que je provoque un peu plus les choses, et c’est dans un sens un bon apprentissage. Moi qui déteste les indécis.

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Make the Girl Dance

22 novembre 2010

Plaisir immédiat des mélodies voluptueuses sublimées par des kicks organiques. Une voix agréable, sexy et des lyrics décalés. Des paroles légères qui me pousseraient presque à donner le disque à ma petite sœur pour ses soirées entre copines. Oui mais voilà, il faut dire que c’est foutrement bien produit, sous ses airs légers, le projet « Make the Girl dance » transpire le professionnalisme.

Avec une baseline simple : « nous on veut faire danser les filles » les deux compères remettent la notion de plaisir au coeur du débat, pour mon plus grand plaisir personnel. Pierre Mathieu & Greg Kozo dealent une electro pop doucereuse, qui ne manque pas de fraicheur. Pour ne rien gâcher, on peut accorder à Make The Girl Dance un sens de la communication qui ne connait pas d’égal. A mi chemin entre le professionnalisme des grandes maisons de disques, tout en gardant une dimension tout à fait humaine, en répondant de manière très personnelle sur les plateformes de réseaux sociaux.

Après un premier coup d’éclat avec un clip dont même Grand-Mère Jeannine t’a parlé au petit déjeuner, « Baby, Baby, Baby », un deuxième qui a fixé leur nom dans les cranes de porteurs de casquettes à visière plate, et puis un troisième dérangeant (que tu ne pourras pas montrer à Grand-Mère Jeannine) le duo a clairement affiché leur volonté de faire de l’image partie intégrante de leur musique.

Ma préférence va pour leur dernier maxi, « wall of death », qui est nettement moins pop que les deux premiers, une tranche de dancefloor découpée avec une hache, sublimée par nos amis de Stereoheroes.