Bye bye Buenos Aires…

14 décembre 2010

Demain, je quitte Buenos Aires, pour une durée indéterminée. Quatre semaines que je suis ici, qui ont filé à la vitesse de la lumière. Quatre semaines qui ne m’ont pas suffit. J’ai encore soif de cette ville tourbillonnante, angoissante parfois, effervescente souvent. Quatre semaines qui m’ont à peine suffit à m’acclimater, à savoir me déplacer.

Il reste des mystères à élucider. Jamais je me suis sentie écrasée par le poids de la ville, malgré la taille imposante de cette dernière.

Les porteños sont des gens aimables, toujours prêts à rendre service quand on est perdus ou qu’on a du mal a recharger son téléphone portable. Les remarques des hommes sont lourdes, je ne m’y ferais sans doute jamais. Mais paraît il que c’est culturel. La bouffe est trop bonne, ici, et si je prends pas 10 kg avant de rentrer en Europe, il  a des chances que j’en prenne 15.

Je pars pour Merlo, province de San Luis, pour profiter des amis et de la campagne. Puis les plages de l’Atlantique, pour feter Noël.

Je vois mon voyage au jour le jour, et c’est mieux comme ça. Deux choses se précisent dans mon coeur. La première, je veux revenir à Buenos Aires, et la seconde, je ne veux pas revenir vivre en France. Enfin pas tout de suite.

Y? Te ubicas?

12 décembre 2010


Buenos Aires est une grande ville. La deuxième plus grande de l’Amérique du Sud après Sao Paulo. Grande comme deux fois Paris, avec un million d’habitants en plus. Et mon « légendaire » sens de l’orientation fait très mauvais ménage avec le plan d’urbanisme à damiers, que les colons espagnols ont implanté dans à peu près toutes les villes d’Amérique (nord ou sud).

Rien de plus difficile que de se faire aux divers réseaux de transports. Se rendre d’un point A à un point B demande un peu d’entrainement. Pourtant, les modes de transports sont divers, mais il y a plusieurs moyens de se perdre très facilement.

Tout d’abord, le train : le moyen le plus ghetto de se déplacer. C’est un peu comme le RER, mais ce n’est pratiquement jamais souterrain, et n’est jamais intégré dans le réseau de métro. Il faut de toutes manières lui préférer le métro, ou le bus. En effet, c’est la manière la plus populaire, parce que très peu cher, et quand je dis populaire, c’est plutôt ghetto, le mot juste. Il est juste très mal fréquenté, et comme dans tous les pays du monde, il vaut mieux éviter de traîner près des gares. De plus, les voies très mal entretenues font de ton voyage un chemin de croix.

Le métro : ici, on ne fait rien comme tout le monde, on l’appelle Subte. C’est vraiment pas comme à Paris. Il  a 5 lignes plus ou moins (plus sont en projet) et il n’y a pas des arrêts dans tous les quartiers. C’est néanmoins la manière la plus sûre de se déplacer. Toute la classe la plus haute prend le Subte, et je ne me suis jamais sentie angoissée, de la plus infime façon. Sur une des lignes, les métros sont encore en bois.

Sur deux lignes, la B et la D, plusieurs stations portent le même nom. Par exemple, il  a une station Callao sur la ligne B, et une sur la D. C’est super pratique pour donner des rendez-vous. Surtout qu’elles ne sont pas connectées.

Le Taxi : avant de partir, on m’avait fait promettre de pas prendre de taxis. Ces petites voitures reconnaissables à leur robe jaune et noire charrient des rumeurs tenaces. On a vite l’impression ici qu’il y a un taxi pour un habitant sur Buenos Aires, qui arpentent la ville tels des Nazguls, à la recherche de nouvelles victimes.

Et bien dans les faits… ce n’est pas plus dangereux qu’ailleurs de prendre le taxi, il faut juste prendre des précautions.
Il parait qu’on peut se faire enlever au détour d’une rue, juste pour se faire dépouiller. Une solution, planquer l’argent (toujours planquer l’argent) et surtout prendre des « Radio Taxi » car en cas de soucis, on peut se plaindre à leur hiérarchie. D’une manière générale, il faut éviter de prendre des taxis indépendants.
Le second problème, c’est l’échange de billets, sport national ici. Soit par de faux billets, soit pire, le chauffeur te prend pour un jambon. « Tu m’as donné un billet de 10$, tu t’es trompé, c’est un billet de 50$ qu’il me faut ». Dans ce cas, faut rester ferme, surtout quand on est bourré, à 6h du mat’.
Le dernier point, c’est quand on connaît peu la ville, le chauffeur peut faire des tours et des détours pour engraisser son compteur. Classique. C’est commun à quasi tous les chauffeurs de taxi du monde je pense. « Mec, t’es passé par Boston pour faire 5 pâtés de maisons? » ça m’est arrivé à Marseille, à Barcelone… De toutes manières, tu connais la ville. Depuis 6 mois, même si tu arrivé es hier.

Le Bus : AAAAAh le bus. Le moyen le plus pratique. Mais de loin le plus complexe. C’est la première fois que je vois que dans une même ville, il peut y avoir plusieurs entreprises de Bus qui sillonnent les rues. Il faut au moins un mois pour pouvoir comprendre leur satané Guide.

Outre le fait qu’il y a plus de 300 lignes, qu’il faut savoir par où elles passent et où elles s’arrêtent (le parcours n’est pas indiqué) il faut suivre sur le plan par où passe le bus. C’est coton quand on ne connait pas la ville. Et puis 🙂 on se croirait dans des montagnes russes, on risque sa vie à chaque carrefour. Là aussi, il n’y a pas d’horaires. On attend qu’il arrive, c’est tout. Ils fonctionnent de nuit comme de jour, et il n’est pas rare de voir deux bus de la même ligne se suivre au coude à coude.  J’ai compris récemment qu’ils avaient des espèce de « check point » dans la ville, et au plus ils en faisaient, au plus ils étaient payés. Je pense pas qu’écraser des piétons au passage leur apporte des pénalités.

Piéton : Dans Buenos Aires, de toutes manières, on marche beaucoup. Je me demande encore si renverser un piéton est un délit puni par la loi. Il suffit de traverser une avenue pour avoir un choc. Les gens ne regardent même pas qui traverse, ou ce qu’il se passe autour de leur putain de bagnole. À la vue d’un marcheur, ils se contentent de klaxonner et d’accélérer. L’espérance de vie à pied doit tourner au tour d’un quart d’heure.

 

Mais SURTOUT, ne dis jamais à un Argentin qu’il ne sait pas conduire.

 

 

 

Une information inutile…

8 décembre 2010

En arrivant en Amérique du Sud, c’est à dire en posant le pied sur le sol Argentin, il y a un truc qui choque. Quelques jours après mon arrivée (il y a déjà longtemps), en attendant le métro, je lance un « dans le métro Parisien, et même à Marseille, il y a une pancarte qui dit le nombre de minutes à attendre avant le prochain métro… »

metro

 » – Mais c’est une information inutile!..

– Mais non, ça te permet d’être rassuré, de savoir si tu vas prendre celui là ou le suivant, si ça va être long ou pas. Enfin je sais pas, moi j’aime avoir cette information..

– Mais ça sert à rien, cette information elle stresse. Vous les Européens, vous courrez toujours après le temps… Nous on prend le temps de vivre.

– Faire attendre les gens c’est un manque de respect, non?

– Je ne comprends pas de quoi tu parles, ici c’est pas considéré comme un manque de respect.

– Je déteste attendre. L’autre jour, al Banco de la Nacion, ils m’ont juste fait attendre avec tous mes bagages, il faisait chaud, ils s’en inquiétaient pas trop. tu trouve ça normal?

– Tu restes combien de temps en Argentine, déjà?

– Bah un an, je sais pas encore…

– Tu vas changer, tu vas apprendre à prendre le temps.

– Je suis pas sûre d’avoir envie de changer..

– Apprendre à prendre le temps de vivre, tu vas aimer ça.

– Non mais la rapidité ça veut dire aussi l’efficacité dans le travail, faut pas tout mélanger, le week end,  je sais me détendre.

– C’est idiot comme raisonnement. On est sans doute aussi efficaces que vous, moins disciplinés, on met le même temps, sauf qu’on se stresse pas.

– J’ai jamais dit que vous étiez moins efficaces… mais ce truc de faire attendre les gens, ça provoque chez moi des réactions épidermiques….

– Tu vas changer…

– Grand dieu, j’espère que non.  »

Heureusement, j’ai toujours vécu dans le Sud de la France, je n’ose imaginer comment je le vivrais si j’étais Parisienne.

Avant de partir pour l’Argentine, j’ai reçu une litanie de recommandations de tout un tas de gens aux intentions louables. « Faut pas aller à la Boca, faut faire gaffe, c’est dangereux… ».

Je ne suis pas du genre à prendre des risques, et a priori cette mise en garde ne me posait pas de problèmes particuliers. J’étais à Buenos Aires depuis seulement trois jours (je vais arrêter d’antédater mes articles, c’est mal pour le rss) que L. me propose un dimanche, avec la plus grande des légèretés :

Et si on allait à la Boca, c’est hyper touristique, puis tu pourras gouter un vrai choripan bien gras.

GNé? TOURISTIQUE? Comprends pas. La Boca, tout le monde m’en parlait comme d’un franc coupe-gorge, et là on me dit que c’est touristique? Ma curiosité est plus que stimulée, je grimpe dans un « collectivo » pour le quartier de La Boca. Les collectivos, bus de ville, j’en parlerais plus tard, parce que ça mérite un post.

Je ne fus pas surprise d’arriver en plein dans un quartier délabré, des maisons comme si les murs avaient été faits de cire, puis exposées à la chaleur. « non mais n’aie pas peur tu vas comprendre, il faut que tu voies ça une fois dans ta vie ». OK, je fais confiance. On tombe sur des barrages de police, des tanks pourvus de canons à eau, bref, je me demande si le bus qui nous a déposés ne s’est pas trompé de chemin, et ne nous aurait pas emmenés à Bagdad… L., surpris, demande aux policiers en tenue de siège ce qu’il se passe. « Il y a un match, c’est juste pour faire peur, il y a plein de touristes, ne vous inquiétez pas, no pasa nada » nous annonce l’agent plastronné, guilleret. Tu n’es pas sans savoir que la Boca abrite le stade le plus connu de la terre (non, ce n’est pas le Vélodrome, je t’assure) la Bombonera, le stade où évolue le Club Atlético Boca Juniors, rapport à Diego Maradona. Le foot ici est une institution.

Et, au détour d’une rue, la stupéfaction. Je suis arrivée aux abords du Riachuelo, petit cours d’eau qui longe Buenos Aires et se jette dans le Rio de la Plata. La population se fait touristique, je tombe sur le Caminito. Véritable cirque. Indescriptible spectacle qui s’offre à mes yeux, dans ce quartier enclavé par le Riachuelo, coincé derrière la gare de Constitucion. Je débarque dans un décor en carton pâte, digne des plus grands parcs d’attractions. Des façades de tôle peinte, des couleurs vives, des poupées grandeur nature qui saluent aux balcons, des danseurs de tango aux poses forcées, des rabatteurs… Mais je suis là???

Mais quel est l’abruti qui a créé cet endroit artificiellement touristique en plein coeur de la misère? Et j’aimerais savoir quel plaisir ont les gens à venir ici, relater des visions faussées de l’Amérique du Sud? Il est vrai que le quartier de la Boca est chargé d’histoire. Vers la fin du XIXème siècle, l’ancien quartier négrier fut réhabilité par des immigrés italiens, qui décidèrent plus d’une fois d’ériger le drapeau Gennois, pour former la République de la Boca. Un barrio qui a toujours été ouvrier, pauvre, prolétarien. (pour la faire courte).

Le tour du Caminito étant vite  achevé, on fait le tour du quartier pour s’acheter deux choripans, de la soulfood locale, une saucisse un peu façon « Toulouse » coupée en deux, du chimichurri, et leur pain affreux (j’y reviendrais).

Nous revoilà sur le chemin du retour, arpentant les rues délabrées pour rejoindre Constitution et reprendre un bus jusqu’à Colegiales, l’autre côté de la ville. On s’enfonce dans les quartiers, et ma peur se change en angoisse. Je crois que je n’ai jamais ressenti ça en Europe, que ce soit à Marseille, Paris ou Barcelone, réputée pour être la capitale européenne de la petite criminalité. L’ambiance est pesante ici, les yeux se posent sur nous à chaque détour de ruelle. Je presse L. en lui demandant si on pouvait prendre un taxi, que je le paye, je me fous un peu de ce que ça peut coûter. « non mais tu rigoles, tu n’as pas peur j’espère? ». Le décor change à nouveau, on est entourés par des vieux bâtiments talés, des trottoirs massacrés, des rues quasi désertes, et toujours ces yeux qui ne nous quittent pas du regard. Les seuls témoignages de vie des maisons sont des oripeaux en train de sécher sur les balcons chancelants. Du parc d’attraction, nous sommes passés à la partie « ville fantôme » sauf qu’ici tout à l’air effroyablement vrai.

Deux jeunes viennent nous demander l’heure, j’ignore depuis combien de temps ils nous suivaient. L. me dit en français « tu vois, c’est un test, j’ai bien répondu, ils vont nous laisser tranquilles ». Moyennement rassurée, j’évoque à nouveau l’idée de prendre un taxi. « mais non on n’est pas loin ». Ce qui était vrai, mais ça ne nous a guère aidés pour la suite des évènements. Quelques quadras plus loin, les revoilà qui nous demandent notre argent, et nos objets de valeur, en nous menaçant. Le plus petit m’arrache en un instant la médaille que j’avais depuis près de 10 ans autour du cou. Je n’ai même pas songé à essayer de lui expliquer la notion de valeur sentimentale, pour moi l’effroi commandait mes gestes. Je ne saurais décrire ce que j’ai ressenti à cet instant-là. C’est comme si ma plus grande peur de l’instant se matérialisait devant moi. Une peur viscérale, sidérante, concrète. Je voulais que tout s’arrête. Prenez tout, disparaissez. Je leur ai laissé mon appareil photo, un peu d’argent, et je réprimais mon envie de peurer. La peur avait été si forte. Je ne sais plus trop comment je me suis retrouvée ensuite dans un lieu de vie, je ne me souviens plus. Je suis montée dans un taxi, je suis rentrée à a maison, me suis enfermée dans la chambre et j’ai dormi plus ou moins jusqu’au lendemain.

Peu importe ce que j’ai abandonné ce jour-là, il me reste le souvenir de l’angoisse de ce moment-là. En écrivant ces lignes, j’en ai de nouveau les sensations, j’ai envie de pleurer.

Avec du recul, je pense que même si j’y ai perdu en matériel, j’ai appris les codes de mon nouveau pays. Les petits voleurs sont rarement armés, ils se servent de la peur du touriste pour les dépouiller. Ce genre de vols ont forcément lieu aux abords des endroits touristiques, où les gens sont susceptibles d’avoir de l’argent. Il aurait suffi de rien leur donner, de leur tenir tête. Pour moi ça me paraissait impossible il y a quelques jours en arrière. En y réfléchissant bien, ils auraient rien pu nous faire.

Alors, bien sûr que je culpabilise, que je me dis que j’aurais dû attendre de connaître un peu mieux Buenos Aires pour ce genre de sorties aventureuses, que j’aurais du moi-même arrêter le taxi, puis plein d’autres choses encore, inutiles. Maintenant je commence à comprendre un peu mieux, appréhender le danger plus intelligemment.

Adopter les règles du pays.

Buenos Aires, por fin!

20 novembre 2010

Buenos Aires est un cirque. Je n’ai jamais vu un tel mélange des classes sociales, qui se ressent un peu partout, en arpentant les rues de la ville. On est immanquablement choqué par le côté hétéroclite de la cité portegne.  Entre deux édifices de verre, on peut retrouver un immeuble de type haussmanien, côtoyant des  bâtiments de type colonial, qui cachent à leur tour des maisons à colombages.

Je réside actuellement dans une banlieue type « desperate housewives » très tranquille, très calme, avec des gardes privés postés à chaque carrefour. Il n’y a aucune maison pareille à sa voisine, les voies pavées sont sublimées par des grands arbres verts.
L. me fait découvrir toute l’histoire de la ville, on n’arrête pas de marcher, et de voir des choses nouvelles.

En flânant dans les rues les plus touristiques de la ville, on tombe sur une quantité de gens qui veulent nous vendre myriade de choses, y compris changer des devises étrangères. On n’a jamais vraiment la paix ici.

san telmo

Epilogue.

18 novembre 2010

« Ce terme désigne en général une partie finale ajoutée, comme de surcroît, à un discours, à un ouvrage, en lui-même complet » wikipedia

Il n’est pas commun de commencer par la fin. Et je ne commence pas. J’ai décidé de changer de vie. Je quitte l’Europe pour une durée indéterminée. Parce qu’à un moment, il faut se rendre à l’évidence, cette vie, elle est pas vraiment ce à quoi j’aspire. Travailler, attendre le week end pour s’amuser, faire des heures sups pour s’acheter un plasma, ou je ne sais quelle autre babiole indispensable à notre confort. Attendre 5 années pour pouvoir être augmenté de 200 €, s’acheter d’autres babioles indispensables. Ravaler ses ambitions, les réprimer, en avoir honte. Une petite vie avec un écran plasma, un mec, un poisson rouge. Attendre la mort.

Je pars pour oublier, pour connaître d’autres modes de vie, goûter à d’autres joies, d’autres peurs, vivre. Et enfermer mon passé dans un coffre, puis le perdre dans mon déménagement. Combien de personnes sur cette terre ont la chance un jour de changer de vie, de recommencer de 0 avec de l’expérience? Je ferme mes yeux et je réalise la chance que j’ai.

la liberté..

J’ai beaucoup douté, pleuré, mais à aucun moment je n’ai voulu renoncer. Le déménagement fut douloureux, une vraie torture. J’ai manqué de courage. Sans le support de mes amis et de ma famille, je n’aurais jamais réussi cette phase de renoncement.

Après quelques verres remplis de bulles et d’émotion de la marque « Veuve Clicquot », je m’apprête à passer la nuit la plus courte de ma vie.

aeroport cdg

Direction 24h de voyage. Ou plus, peut être 36, trop, quoi qu’il en soit. Mes yeux piquent à chaque fois que je sens les vibrations de mon Blackberry, que je serre fort dans ma main. Je me demande alors pour quelle foutue raison les gens attendent qu’on parte pour témoigner de l’affection.

S’en suit une terrible succession d’attentes dans les terminaux. Et puis l’Airbus A330 arrache ses 200 tonnes au sol français, je ne peux plus reculer, même si la question ne s’est jamais posée. La pire attente reste quand même celle à Guarulhos, Sao Paulo, que j’ai élu le pire aéroport de tous ceux que je connais.

guarulhos

Enfin dans l’avion, vient l’heure de la « collation ». On m’offre un café, un jus de fruits, et un mini alfajor Havanna. Bordel, ça y est je suis en Argentine.

 

Ezeiza, on me colle un putain de visa permanent sur mon passeport brésilien. Je suis chargée comme deux mules, qui plus est,  deux mules qui viennent de l’hémisphère boréal, là où il fait 10°C. Première mission, trouver le « Banco de la Nacion » qui a le meilleur taux de change de l’aéroport. Attente, transpiration, fatigue, puis, la délivrance.