Buenos Aires, por fin!

20 novembre 2010

Buenos Aires est un cirque. Je n’ai jamais vu un tel mélange des classes sociales, qui se ressent un peu partout, en arpentant les rues de la ville. On est immanquablement choqué par le côté hétéroclite de la cité portegne.  Entre deux édifices de verre, on peut retrouver un immeuble de type haussmanien, côtoyant des  bâtiments de type colonial, qui cachent à leur tour des maisons à colombages.

Je réside actuellement dans une banlieue type « desperate housewives » très tranquille, très calme, avec des gardes privés postés à chaque carrefour. Il n’y a aucune maison pareille à sa voisine, les voies pavées sont sublimées par des grands arbres verts.
L. me fait découvrir toute l’histoire de la ville, on n’arrête pas de marcher, et de voir des choses nouvelles.

En flânant dans les rues les plus touristiques de la ville, on tombe sur une quantité de gens qui veulent nous vendre myriade de choses, y compris changer des devises étrangères. On n’a jamais vraiment la paix ici.

san telmo

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Epilogue.

18 novembre 2010

« Ce terme désigne en général une partie finale ajoutée, comme de surcroît, à un discours, à un ouvrage, en lui-même complet » wikipedia

Il n’est pas commun de commencer par la fin. Et je ne commence pas. J’ai décidé de changer de vie. Je quitte l’Europe pour une durée indéterminée. Parce qu’à un moment, il faut se rendre à l’évidence, cette vie, elle est pas vraiment ce à quoi j’aspire. Travailler, attendre le week end pour s’amuser, faire des heures sups pour s’acheter un plasma, ou je ne sais quelle autre babiole indispensable à notre confort. Attendre 5 années pour pouvoir être augmenté de 200 €, s’acheter d’autres babioles indispensables. Ravaler ses ambitions, les réprimer, en avoir honte. Une petite vie avec un écran plasma, un mec, un poisson rouge. Attendre la mort.

Je pars pour oublier, pour connaître d’autres modes de vie, goûter à d’autres joies, d’autres peurs, vivre. Et enfermer mon passé dans un coffre, puis le perdre dans mon déménagement. Combien de personnes sur cette terre ont la chance un jour de changer de vie, de recommencer de 0 avec de l’expérience? Je ferme mes yeux et je réalise la chance que j’ai.

la liberté..

J’ai beaucoup douté, pleuré, mais à aucun moment je n’ai voulu renoncer. Le déménagement fut douloureux, une vraie torture. J’ai manqué de courage. Sans le support de mes amis et de ma famille, je n’aurais jamais réussi cette phase de renoncement.

Après quelques verres remplis de bulles et d’émotion de la marque « Veuve Clicquot », je m’apprête à passer la nuit la plus courte de ma vie.

aeroport cdg

Direction 24h de voyage. Ou plus, peut être 36, trop, quoi qu’il en soit. Mes yeux piquent à chaque fois que je sens les vibrations de mon Blackberry, que je serre fort dans ma main. Je me demande alors pour quelle foutue raison les gens attendent qu’on parte pour témoigner de l’affection.

S’en suit une terrible succession d’attentes dans les terminaux. Et puis l’Airbus A330 arrache ses 200 tonnes au sol français, je ne peux plus reculer, même si la question ne s’est jamais posée. La pire attente reste quand même celle à Guarulhos, Sao Paulo, que j’ai élu le pire aéroport de tous ceux que je connais.

guarulhos

Enfin dans l’avion, vient l’heure de la « collation ». On m’offre un café, un jus de fruits, et un mini alfajor Havanna. Bordel, ça y est je suis en Argentine.

 

Ezeiza, on me colle un putain de visa permanent sur mon passeport brésilien. Je suis chargée comme deux mules, qui plus est,  deux mules qui viennent de l’hémisphère boréal, là où il fait 10°C. Première mission, trouver le « Banco de la Nacion » qui a le meilleur taux de change de l’aéroport. Attente, transpiration, fatigue, puis, la délivrance.