Breaking Down

27 avril 2011

C’est pas l’envie qui me manquait d’écrire. Plus de machine, plus d’article. Je suis maudite de l’informatique.

Donc il m’incombe de raconter l’épisode Brésil a la vitesse d’une descente de caipirinha.

En gros, j’ai vécu des jours meilleurs. commençons par Sao Paolo/Campinas. La famille. Mon oncle est prof a l’université de Campinas, donc il s’est expatrié depuis l’Argentine. Je me suis retrouvée au milieu d’Argentins, parlant moyen le portugais, je me suis retrouvée isolée du reste du monde. Alors dans la famille Argentine, je demande la tante : gentille, accueillante, un peu spéciale. Trainee de force dans les graviers par une vie qu’elle n’a ni demandé ni méritée, elle profite de la moindre seconde d’inattention de son existence ingrate pour s’évader. Faut dire, c’est pas facile tous les jours. déracinée, enlevée a ses amis, sa famille pour terminer au Brésil, élevant une enfant dont la santé est déficiente, un mari (mon oncle, c’est bien, tu suis un peu) ultra exigeant et super absent de surcroît, à exercer un métier dont elle n’a rien à foutre. Tellement généreuse. Elle a passé le séjour a me payer des trucs, restau, bouffe, fringues, pareo, nuits d’hotel.. Dans la famille Argentine, je demande l’oncle. Prof de maths qui se sent toujours supérieur a toi, mais qui peut parce que c’est franchement une tronche. Il se sent pas concerné, jamais. Il s’en va avant le lever du soleil au travail, et rentre a pas d’heure pour préparer a manger et dormir. Beaucoup plus généreux financièrement que verbalement.  Je l’aime pour tout ce qu’il a fait pour moi, mais je ne peux que constater la participation limitée a sa vie de famille.  Et puis je demande la fille — MAUVAISE PIOCHE — La pauvre est née avec d’effroyables problèmes de santé. Elle ne marchera jamais, ne parlera jamais, ni ne vivra jamais, en somme. a charge de sa famille toute son existence. De violentes crises d’épilepsie, insupportables pour ceux qui y assistent. Cette ambiance pesante s’ajoute aux deux heures de transports pour aller en ville, et les 40 reals aller retour. Condamnée, privée de ma liberté choisie. Quatre murs, une piscine, la famille asphyxiante, la chaleur étouffante. Par dessus le marché mon petit corps nourri a l’équilibre n’a pas supporté le « tout frit » de la cuisine brésilienne. Malade. Tout le temps.

Les Oncles on fait tout ce qu’ils ont pu, je m’en suis fait d’énormes crises d’angoisse. Ma tante m’a envoyée en week end en plein coeur de Sao Paolo. Hotel payé et tout. Passé la journée dans la chambre, pleurant de tout mon être, en me disant que je ne voulais pas dépenser mon argent durement gagné dans cette ville que je n’avais de toutes manières pas envie de connaître. Je suis sortie enfin pour me noyer dans la caipirinha, et oublier ma triste condition.  Puis club, a coté de l’hôtel. A Loca. Les brésiliens font tellement peur que je rentre avec une meuf, á l’hôtel…

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